Cote dAzur

Alpes-Maritimes: sans hélicoptère, les secouristes transportent à pied une personne en détresse près de 4 heures

Les secouristes du PGHM ont transporté à pied pendant près de quatre heures une victime, faut d'hélicoptère disponible. - PGHM 06

L'hélicoptère "Dragon 06" était hors service en raison d'un souci mécanique dimanche soir. Les secouristes du PGHM ont donc dû redescendre la victime à pied.

Ils sont revenus "à la méthode de (leurs) prédécesseurs: la caravane terrestre". Privé de l'hélicoptère "Dragon 06" en raison d'un problème mécanique, les secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Saint-Sauveur-sur-Tinée ont été obligés de transporter à pied pendant plus de quatre heures dimanche une personne en détresse.

Appelés pour une femme d'une trentaine d'année, atteinte d'une maladie chronique et souffrant d'insuffisance rénale au refuge de Nice, dans la vallée de la Gordolasque, les secours ont d'abord envoyé une équipe de quatre personnes au contact de la victime.

Une situation "rare"

Rejoint par un autre secouriste et un médecin du Samu, ils ont alors décidé de redescendre la jeune femme à pied. "Même si l'urgence était relative, il fallait qu'elle se face hospitaliser", explique à BFM Nice Côte d'Azur l'adjudant-chef Philippe Gorsskot.

L'hélicoptère habituellement utilisé pour ces missions, et basé à l'aéroport de Cannes-Mandelieu, est hors service. Et "toutes les autres machines de la région autorisées à voler en montagne de nuit sont indisponibles", indique le PGHM dans un post Facebook.

"Les moyens ne sont pas extensibles. Cette situation est assez rare, mais il faut faire avec, et on sait faire avec", rappelle l'adjudant-chef Philippe Gorsskot.

Avec l'aide du gardien du refuge, gendarmes du PGHM ont mis près de 4h à redescendre la victime, qui a pu être prise en charge vers 4h du matin par une ambulance. "Ce sont des interventions assez rares, ça doit nous arriver deux fois dans l'année", précise l'adjudant-chef.

Le secouriste se félicite tout de même que l'urgence relative de l'intervention. "Si la victime avait été en danger de vie ou de mort, la situation aurait été la même, et ça aurait été bien plus compliqué à gérer".

Charles de Quillacq avec B.R.